Soldats français Morts pour la France depuis 1905

Les noms des militaires décédés sur les théâtres d’opérations extérieurs (TOE, 1905 à 1962) et lors d’opérations extérieures (Opex, depuis 1963) sont désormais accessibles sur un site internet dédié, a annoncé en février 2012 le ministère de la Défense.

L’adresse est la suivante : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr.

Ces deux nouvelles bases de données nominatives viennent s’ajouter aux bases déjà accessibles des « Morts pour la France »  en:

  • Première Guerre mondiale (1,3 million noms),
  • Seconde Guerre mondiale (203.000 noms),
  • Corée (267 noms),
  • Indochine (37.000 noms),
  • Algérie (25.000 noms),
  • et celle des fusillés du Mont-Valérien pendant l’Occupation (1.010 noms),

Ces deux bases, précise le ministère, sont des listes « non exhaustives et évolutives ». Des compléments ou modifications pourront être apportés à cette base, soit à l’initiative de l’administration, soit à la demande des particuliers souhaitant exercer leur droit de rectification, ajoute le communiqué.

Un monument à la mémoire de 628 militaires morts en Opex doit être inauguré en mars 2017, au parc André Citroën près du ministère de la Défense de Balard à Paris . Les conflits les plus meurtriers en Opex sont ceux du Tchad et du Liban (158 morts chacun), suivi de celui de l’ex-Yougoslavie (116 morts) et de l’Afghanistan (90 morts). voir détail des opérations.

article tiré du JSL du 25/02/2012.

Audition SF, ouverte à la presse, de représentants d’associations d’anciens combattants, sur le projet de loi de finances pour 2017

  1. le contrôleur général des armées Serge Barcellini, président général du Souvenir Français. Le Souvenir Français n’est pas une association d’anciens combattants mais une association mémorielle. Je souhaite donc revenir sur trois aspects des politiques de mémoire qu’il est ardemment nécessaire de mettre en œuvre dans les années qui viennent. Pour une fois, il ne sera pas question d’argent.

En premier lieu, nous sommes confrontés au problème de la sauvegarde des sites de mémoire de la France combattante au premier rang desquels les tombes des morts pour la France. Alors que nous célébrons le centenaire de la Grande Guerre, la majorité des tombes familiales de 14-18 sont en train de disparaître. Dans tous les cimetières communaux, les parlementaires, la Nation ont une obligation à leur égard.

Je souligne également la déshérence de très nombreux stèles, plaques et monuments qui ont souvent été élevés par des associations d’anciens combattants locales. Il appartient aux parlementaires de réfléchir à la sauvegarde de ces lieux de mémoire.

En deuxième lieu, les cérémonies jouent ce rôle de faire tinter un moment de l’histoire. On dénombre aujourd’hui quatorze journées commémoratives nationales – huit d’entre elles ont été instituées depuis 1993. Le Souvenir Français pense que c’est beaucoup trop. Je ne suis pas très à l’aise pour en parler ici, mais la mémoire française ne peut pas se mobiliser autour de quatorze journées. Le Souvenir Français défend un resserrement du calendrier commémoratif national.

En dernier lieu, je souhaite insister sur la transmission de l’histoire de la France combattante. Nous ne pouvons pas engager des soldats dans des OPEX ou dans l’opération Sentinelle et ne pas les rattacher à une mémoire longue. C’est ce que font les associations d’anciens combattants. C’est aussi ce à quoi nous devons travailler avec l’éducation nationale. Deux questions sont aujourd’hui posées : le contenu de l’enseignement de l’histoire – je ne reviens pas sur le débat qui agite la campagne présidentielle et qui n’est pas neutre pour le monde combattant et la mémoire nationale que nous voulons défendre – ; les initiatives mémorielles – je pense au concours national de la résistance et de la déportation qui est en pleine refondation ou au concours des petits artistes de la mémoire. Un autre problème va se poser, celui des voyages scolaires, qui sont remis en cause par les problèmes de sécurité et le manque d’argent. Or, les voyages scolaires sont pour nous un versant très important d’une mémoire nationale.

Les blessés psychiques de l’armée ne sont plus un tabou

Blessés psychiques de guerre, des militaires du 31e régiment du génie osent témoigner pour la première fois. Mieux pris en charge, le nombre de soldats ayant un syndrome de stress post-traumatique aurait atteint un pic six mois après l’opération Serval, au Mali.
…… voir l’article sur Actualités
Le chiffre : 1 4 00 cas répertoriés de syndrome de stress post-traumatiques (SPT). Depuis 2010, c’est le chiffre total des militaires blessés psychiques enregistré par l’armée française. Un nombre qui n’a cessé de progresser à mesure que l’armée française est engagée sur de multiples théâtres de guerre. Au moins 12% des soldats en OPEX depuis décembre 2013, en RCA, seraient atteints de SPT.
«75% des militaires français atteints d’un SPT quittent l’armée»

Nouveau Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre CPMIVG

Compte rendu du Conseil des ministres du 21 décembre 2016

Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre

pour les courageux à voir sur Légifrance

Le secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire a présenté un décret relatif à la partie réglementaire du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG).

Comme pour la refonte de la partie législative, intervenue par une ordonnance du 28 décembre 2015, la nouvelle partie réglementaire du code, établie aussi à droit constant, répond à deux ambitions : clarifier et simplifier. En effet, l’ancien code, dont les dispositions avaient été élaborées au lendemain des deux guerres mondiales, se caractérisait par sa complexité, des dispositions juridiquement fragiles et un défaut de cohérence d’ensemble.

Le code refondu est mieux adapté à la professionnalisation des armées et à un contexte marqué par les opérations extérieures et les actes de terrorisme. Il s’applique non seulement aux militaires en temps de guerre et pendant les opérations extérieures, mais aussi aux militaires victimes d’accidents ou de maladies imputables au service en temps de paix et à leurs ayants cause, ainsi qu’aux victimes civiles, dont celles du terrorisme. On dénombre 241 000 pensionnés au 1er janvier 2016. Le code comporte aussi, notamment, les dispositions relatives aux droits annexes à la pension (soins médicaux, appareillage, emplois réservés), ainsi qu’à la carte et à la retraite du combattant (1 108 000 titulaires de la retraite au 1er janvier 2016), et d’autres dispositions manifestant la reconnaissance et le devoir de mémoire envers les combattants et les victimes de guerre.

Histoire 60 ans de valeur militaire 1956-2016

Mise à jour : 06/01/2017 15:42

Avril 1956 : une décoration est créée, la médaille de la valeur militaire. En effet, presque 40 ans après la création de la Croix de guerre (1915), l’institution militaire ne sait comment récompenser les soldats méritants qui se distinguent quotidiennement lors des combats d’Afrique du Nord, et notamment d’Algérie. 

Contrairement aux conflits précédents dans lesquels l’armée française avait été engagée, ses soldats ne pouvaient bénéficier de l’attribution d’une croix de guerre. En effet, l’Algérie étant alors un territoire français, ……  pour lire la suite: Croix de la Valeur Militaire