Assemblée générale 2013 section locale de St-Cyprien

L’assemblée Générale de l’U.N.C. Côte Radieuse s’est tenue le samedi 16 février, en présence de 70 personnes environ.

Mr. le Maire absent était représenté par Mme Nathalie PINEAU 1ère adjointe, accompagnée de Mme M-Th NEGRE adjointe aux associations, en présence de Mr le L-Cl(H) Charles SCHERLÉ président départemental de l’U.N.C., Mr Patrick BIFFAUD responsable informatique et les présidents locaux des ACPG, des Médaillés Militaires et du Souvenir Français.

AG 2013 st cyprien

Le président J-C SALORD a ouvert la séance en demandant une minute de silence en mémoire des adhérents décédés en 2012 et des militaires tombés en opérations extérieures. Il a insisté sur le devoir de mémoire que nous devons à tous ceux qui sont tombés pour la France :

« UNE NATION QUI N’A PAS D’ESTIME POUR SES SOLDATS, SERA DÉTRUITE PAR CELLES QUI ONT DE L’ESTIME POUR LES SIENS »

 

Il a remercié les adhérents d’être venus plus nombreux aux commémorations du 11 Novembre et du 5 Décembre.

Quitus a été donné au secrétaire et au trésorier.

Le bureau a été reconduit en changeant de trésorier Mr Daniel MONT remplaçant Mr Guy SARI.

Le président SCHERLÉ a ensuite pris la parole en demandant aux associations d’anciens combattants de rester fidèles à la date du 5 Décembre et a mis à l’honneur J-C SALORD pour les efforts menés depuis 3 ans pour remonter la section grâce à un recrutement dynamique.

Puis se fut au tour de Mme PINEAU de remercier les associations patriotiques pour le rôle qu’elles tiennent dans la vie de la cité.

 

Eu lieu enfin la remise des récompenses:

–         Médaille d’or de l’U.N.C. à Mr Jean-François BUADES ;

–         Médaille d’argent de l’U.N.C. à Mr Edouard PASCUAL ;

–         Médaille de bronze de l’U.N.C. à Mrs Pierre KAMPIYELO et Daniel MONT ;

–         Médaille d’argent du djebel à Mr Gabriel DEMONTE ;

–         Médaille de bronze du djebel à Mr Joseph SANCHEZ.

 

La cérémonie s’est terminée par un apéritif convivial offert par la municipalité.

 

Un légionnaire du 2ème REP, le sergent-chef Harold Vormezeele, tué dans le nord du Mali le 19 février 2013

Le sergent-chef Harold Vormezeele, tué dans le nord du  Mali

Un légionnaire du 2ème REP, le sergent-chef Harold Vormezeele,  tué dans le nord du Mali

Le sergent-chef Harold Vormezeele, 33 ans, membre du GCP du 2ème REP, a été tué hier dans le nord du Mali au cours de violents combats avec les djihadistes.

Né en Belgique en 1979, il s’est engagé dans la Légion étrangère en 1999. Son bon classement à la sortie de la formation initiale lui permet de rejoindre le 2ème REP de Calvi, où il devient opérateur radio. Il intègre la section de commandos parachutistes (GCP) puis est nommé sergent en 2005. Il est naturalisé français en 2010.

Vormezeele a servi à de nombreuses reprises en opérations ou missions : Bosnie, Gabon, Djibouti (2 fois), Nouvelle-Calédonie, Côte d’Ivoire, Centrafrique et Afghanistan (3 fois). Dans la nuit du 26 au 27 janvier, il avait sauté sur Tombouctou avec son régiment.

Mercredi 20 Février 2013
Jean-Dominique Merchet

Un légionnaire du 2ème REP tué dans le nord du Mali

Les combats ont fait une vingtaine de morts chez les djihadistes

Un légionnaire du 2ème REP a été tué aujourd’hui dans le nord du Mali, au cours de combats avec les djihadistes. Il s’agit d’un sous-officier du GCP (Groupement des commandos parachutistes) de ce régiment. C’est le deuxième mort français depuis le déclenchement de l’opération Serval.L’action s’est déroulée dans l’Adrar des Ifoghas, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tessalit. Depuis hier, une opération baptisée Panthère a été lancée contres les groupes terroristes. Ce matin, vers 11 heures, des élements français, notamment issus des GCP et d’un élément blindé, ont été pris à partie par des combattants ennemis. Les combats, qui ont duré plusieurs heures, avec intervention de l’aviation, ont fait une vingtaine de morts côté djihadistes.

Mardi 19 Février 2013
Jean-Dominique Merchet

Hommage dans les P.-O. 2013 aux gendarmes morts en mission

Le 19 février à 6h00 par La. M.

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PHOTO/Photo Tonton Jo

Comme tous les ans le 16 février à l’occasion de l’anniversaire de la loi de 1791 créant la gendarmerie nationale, l’ensemble des militaires actifs du groupement des P.-O., mais aussi de l’Amicale des retraités, sous l’autorité du colonel Philippe Correoso et du préfet René Bidal, et en présence du procureur de la République, du nouveau consul d’Espagne, des Mossos d’esquadra et de la Guardia civil, se sont réunis hier matin à la caserne Guynemer pour rendre hommage à tous leurs collègues morts en mission.

Parmi eux, huit ont perdu la vie en France au cours de la seule année 2012 dont l’adjudant Alicia Champlon, 29 ans, et le maréchal des logis-chef Audrey Bertaut, 35 ans, tuées en juin lors d’une intervention dans le Var. Des meurtres qui avaient suscité une très vive émotion. « A leurs familles et à leurs proches, je veux redire ma compassion et mon soutien, a lu le préfet, reprenant le message du ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Etre gendarme est une vocation. Votre action (…) a, pour tous les Français, valeur d’exemple. Le plus bel hommage que vous puissiez rendre à vos camarades : maintenir vivant leur souvenir tout en continuant à aller de l’avant ».

Lever des drapeaux, dépôt de gerbes, sonnerie aux Morts… à Perpignan, comme partout en France, les gendarmes ont honoré tant le protocole que leur devoir de mémoire. Nombreux ont honoré hier la cérémonie du souvenir à la caserne Guynemer.

« Ma blessure de guerre invisible » par Sylvain Favière

Ma blessure de guerre invisible

Ma blessure de guerre invisible - Par Sylvain FAVIERE

Témoignage édifiant, il raconte l’état de stress post traumatique, celui d’un soldat au contact direct des combats asymétriques en Afghanistan.

« Comme tout conflit dans lequel la France s’est engagée, l’Afghanistan a été une aventure hors du commun pour ses soldats. Personnellement, cette mission m’avait fait grandir de simple infirmier militaire… à combattant aguerri. Engagé dans l’armée de Terre pour vivre ces instants, je ne l’espérais plus jusque-là. Ces instants étaient ceux de l’altruisme et du dévouement. Mon épanouissement était arrivé à son apogée, après quatorze ans de service actif. Mais face aux combats, je ne faisais pas que m’aguerrir. Insidieusement, une blessure pas comme les autres s’installait en moi. Les éléments et les événements allaient perturber mon équilibre psychologique qui, durant cette mission de six mois et demi, n’avait jamais failli. C’est ainsi qu’après un repos bien mérité, les symptômes d’un état de stress post-traumatique de guerre allaient faire surface, perturbant habitudes et émotions. Reconnaître et accepter cet état fut long. Apprivoiser la blessure psychologique n’en a pas été moins difficile.
Si chaque soldat français se reconnaît en partie dans ce témoignage personnel, c’est qu’il n’est pas si personnel que cela…
Comme toute blessure, il y a d’abord une chute qui vous fait ressentir un peu de honte. Puis, il est nécessaire d’y apporter quelques soins jusqu’à cicatrisation. Enfin, le corps n’oubliant jamais ses maux, il faut apprendre à vivre avec ce souvenir parfois douloureux et aller de l’avant, toujours. »

Sylvain Favière
Auteur du livre ‘Ma blessure de guerre invisible’
Cet ouvrage décrit ainsi le quotidien de Sylvain dans le pays de l’insolence, là où les
« bonheurs simples » ne sont jamais très loin des tirs des insurgés. La confiance et l’importance de la camaraderie. Les campements, les planques interminables et les missions isolées. Dorénavant, on connaît la frustration des soldats, voire cette colère qui pour certains finira par créer l’angoisse. Au cœur de cette guerre des nerfs, Sylvain a préféré garder le silence concernant ses missions en Afghanistan pour préserver sa famille. Une fois rentré en France, il éprouve le besoin d’en parler. Mais l’incompréhension s’installe rapidement dans un dialogue finalement sourd… Se mettant à l’écart et s’isolant peu à peu, cette solitude le mène jusqu’à une nostalgie du conflit. Il continue à
« vivre Afghanistan, à penser Afghanistan ». Jusqu’alors joyeux et bon vivant, Sylvain raconte enfin cet homme nouveau, qu’il ne connait pas, son irritabilité intempestive, son hypersensibilité soudaine, que ce soit de joie ou de tristesse. Puis, c’est le déclic. Qui est cet homme face à lui ? Dans cette glace ? Ce n’est qu’au bout de plusieurs mois qu’il viendra à prendre conscience de son problème. Consulter un médecin sera une épreuve difficile qu’il a dû surmonter, avec le courage d’en finir et surtout l’envie d’avancer.

Dans le cadre de sa thérapie, écrire ce livre va lui permettre de nous confier le déroulement de sa mission et ce qu’elle a provoqué chez lui. Nous faire part de ses émotions et sentiments. Mais cet infirmier veut surtout lever les tabous, briser le silence. Il veut aussi tourner la page, non pas oublier mais savoir vivre avec.
Son cas n’est pas isolé. Aujourd’hui, il veut apporter sa pierre à l’édifice. Inciter ceux qui ressentent les mêmes symptômes, les mêmes troubles à en parler, tout simplement, afin qu’eux aussi décident de se faire aider, qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas seuls. Leur tendre la main, à sa manière. Un livre bouleversant, touchant et résolument utile. Un témoignage de courage et d’humilité. À la hauteur de nos soldats français.

L’intégralité des droits d’auteur est reversée à la CABAT.
L’AGPM est le partenaire officiel de ce livre.

Ma blessure de guerre invisible – Par Sylvain FAVIERE
Publié par Esprit com’
Janvier 2013 – 12 € TTC
ISBN – 978-2-9543989-0-7

« Ma blessure de guerre invisible » commentaire par forum AGPM

Ces 150 pages passionnantes permettent au lecteur  de percevoir la dure réalité d’un séjour de six mois en Afghanistan au sein d’une OMLT/infantry, terme américanisé qualifiant ces équipes de six spécialistes immergées au sein des unités de l’armée nationale afghane pour les former et les guider au combat dans un cadre multinational. Sylvain Favière, l’auteur, y tenait les fonctions d’infirmier, ce qui ne l’a pas privé de faire à maintes reprises le coup de feu au nom de la polyvalence, de rigueur dans ces  équipes isolées par nature.

Il nous raconte avec simplicité son quotidien fait de fatigue, d’empathie, de bonheur simple mais aussi de peur quotidienne, de fatalisme et parfois d’angoisse. On comprend vite que cette expérience faite de tensions  permanentes dans des postes qui sont des cibles habituelles de tir de mortiers et de roquettes, d’attaques aux armes légères plus ou moins intenses, d’embuscades lors des liaisons avec la menace permanente des IED, ne peut laisser personne indemne…

Il décrit parfaitement l’engrenage destructeur du retour au sein d’une famille exemplaire et aimante, ce qui ne suffit pas cependant à éteindre les souffrances de nature psychologique qui l’envahissent progressivement et  inéluctablement. C’est cette blessure de guerre invisible que Sylvain Favière décrit avec une sensibilité hors du commun, ainsi que l’assistance efficace du service de santé dont il a pu bénéficier.

Un formidable témoignage dont la lecture doit s’imposer à toute la communauté militaire.

Gal(2s) Alain Raevel directeur de la communication de l’ AGPM

A lire aussi :

L’interview de Sylvain Favière

La récit de son parcours

En savoir plus :
www.esprit-com.net (prix de vente : 12€)
L’intégralité des droits d’auteur est reversée à l’association Terre Fraternité.

Licorne : hommage aux tués du 9 février 1993

Licorne : hommage aux tués du 9 février 1993

Mise à jour : 15/02/2013 22:59

Le 9 février 2013, un détachement de la force Licorne a retrouvé et réhabilité la stèle rendant hommage aux militaires français tués lors d’un accident d’hélicoptère en février 1993.

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Pour mémoire, le 9 février 1993, un hélicoptère Fennec s’écrasait dans la région de Dabakala, une ville située à 90 km au nord-est de Bouaké, tuant ses cinq occupants. Le lieutenant-colonel Saboret, chef de corps du 43e bataillon d’infanterie de marine, le capitaine Finot, commandant l’escadron blindé, le sous-lieutenant Dupiol, commandant de bord du Fennec, l’aspirant Liefhooghe son copilote, et le sergent-chef Glabs, le mécanicien de l’appareil, effectuaient une mission de reconnaissance dans la région.

Vingt ans plus tard, la force Licorne a rendu hommage à ces hommes morts en service commandé. C’est l’équipage du Fennec de la force Licorne (escadron d’hélicoptères 3/67 «Parisis»), et un lieutenant de la compagnie d’infanterie du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) qui se sont chargés de cette mission. L’équipage s’est rendu sur la zone de Dabakala en cette matinée anniversaire. Après quelques minutes de recherche, la stèle s’est révélée dans les broussailles. Avec l’aide de quelques habitants, ils ont débroussaillé, lavé et repeint cette stèle avant d’organiser une intime mais solennelle cérémonie du souvenir.

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